François de Laval

Évêque visionnaire, audacieux, bâtisseur et … saint !

François de Laval
et le doigt de sainte Anne

En Amérique, le culte à sainte Anne est arrivé en même temps que les colons. En effet, nos ancêtres venaient principalement de Paris et des régions du Nord-Ouest de la France, régions où le culte à la Bonne Sainte était déjà fort développé. De ces régions il y avait déjà deux lieux de pèlerinage. Le premier était à Auray, en Bretagne, qui devint célèbre à cause des apparitions de sainte Anne à Nicolazic (1624-1625) et le second à Paris. Cette dévoltion s’est développée grâce à l’influence de la reine Anne d’Autriche qui attribuait la naissance de son fils Louis XIV à sainte Anne.


Grâce aux missionnaires jésuites, la dévotion à sainte Anne fit partie intégrante de la colonisation française en Amérique du Nord. À Québec, le 24 septembre 1647, on commence la construction de l’église paroissiale. Dans cette église, une chapelle est dédiée à sainte Anne. Plus tard, en 1658, à Sainte-Anne-de-Beaupré, qui s’appelait alors Petit-Cap, on commence la construction  d’une petite église dédiée à sainte Anne, pour satisfaire la dévotion des matelots, probablement à la suite d’un vœu.


En 1661, on construit une deuxième église, plus vaste et à l’abri des marées. Le 22 août de cette même année, Mgr de Laval charge l’abbé Thomas Morel du ministère de la côte de Beaupré. C’est dans cette église que nous déposons la statue miraculeuse probablement apportée par Mgr de Laval. Une longue série de miracles allait alors commencer.


Le 3 décembre 1667, Mgr de Laval décrète d’obligation pour toute la Nouvelle-France la fête de sainte Anne, le 26 juillet. En 1668, il obtient du chapitre de Carcassonne une première relique, une partie de l’os d’un doigt de la mère de la Vierge. Le 10 mars 1670, cette relique est exposée solennellement à la vénération publique.


Le premier pèlerinage organisé fut fait par les Hurons de la Côte Saint-Michel (aujourd’hui l’arrondissement Sainte-Foy) en 1671 sous la conduite du Père Chaumonot. Les Amérindiens venaient de partout pour honorer sainte Anne, qu’ils appelaient la Bonne Grand-Mère. Plusieurs se rendaient à genoux des bords de la grève jusqu’à l’église.


(Extraits du Manuel du pèlerin à la bonne sainte Anne de Beaupré de l’abbé David Gosselin, 1859)

On le retrouve partout !

En 1680, François de Laval voit dans le sanctuaire de Sainte-Anne un signe providentiel de communion entre les premières nations déjà établies dans ce pays depuis des millénaires et les premiers colons venus d’Europe.


Rien ne nous a aidé plus efficacement à soutenir le poids de la charge pastorale de cette église naissante que la dévotion spéciale que portent à sainte Anne tous les habitants de ce pays, dévotion qui, nous l’assurons avec certitude, les distingue de tous les autres peuples. L’Église de Nouvelle-France est merveilleuse de vie. C’est un miracle qu’elle n’ait pas péri au berceau, et ce miracle je l’attribue à la protection de sainte Anne. Nous déclarons que la grande sainte nous a puissamment aidé dans l’exercice de notre charge . Mgr de Laval 1667

Chapelle Bienheureux-François-de-Laval

De Laval, Molière, Descartes et les autres

Domaine Maizerets

François de Laval à l’Hôtel du parlement de Québec

François de Laval et l’Immaculée-Conception

François de Laval et le doigt de sainte Anne

François de Laval et le Séminaire de Québec

François de Laval et Michel Sarrazin

François de Laval et Vincent de Paul

François de Laval, enfant de la patrie

François de Laval, meunier

François de Laval, un homme timbré ?

François de Sales et le Séminaire de Québec

François et le Patro Laval

François et le Rocher-Percé

François et le Sacrifice d’Abraham

François et ses successeurs

Habitudes et inventions du temps de François

Ville Laval