François de Laval

Évêque visionnaire, audacieux, bâtisseur et … saint !

François de Laval
et François de Sales

François de Sales (1587-1622) fut une figure marquante de la Réforme catholique au début du XVIIe siècle. En 1662, sa béatification fut la première célébrée à Saint-Pierre de Rome. Il fut canonisé seulement trois ans plus tard. Et c'est en 1877 qu'il fut proclamé docteur de l'Église.


L’évêque se montra autant attentif au perfectionnement du clergé qu'à l'enseignement des laïcs de toutes conditions sociales, proposant de nouvelles voies de sainteté ouvertes à tous. Il a allié d'une façon originale l'action et la contemplation.


Il se démarqua aussi de ses contemporains par son attitude vis-à-vis du protestantisme. C'est par elle qu'il reçut le qualificatif d'œcuménique. Car plutôt que de privilégier l'excommunication, ou la conversion par la force, il proposait plutôt les instruments de l'amour. C'est d'ailleurs l'une de ses devises : « Rien par force, tout par amour ». François de Sales incarna de façon exemplaire, au cours d'une existence souvent harassante, les plus hautes vertus évangéliques au point d'être appelé le Docteur de l'amour.

On le retrouve partout !

Alors appelé le Séminaire des Missions Étrangères de Québec (SME), il était principalement voué aux missions. Le Séminaire avait déjà quelques missionnaires en Acadie et, en 1698, il ouvre une nouvelle mission au Mississippi. À cette occasion, Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, lui donne un deuxième patron: Saint-François de Sales.


La fête de Saint-François de Sales, célébrée pour la première fois en 1698 au Séminaire de Québec, constitue une des pratiques qui a su résister à l’usure du temps puisqu’elle est associée de près à l’histoire de la communauté des prêtres du Séminaire.


Cette fête constitue une occasion de rencontre et de fraternité entre les prêtres du Séminaire et les prêtres du diocèse de Québec. Les évêques, les hauts dignitaires ecclésiastiques, de même que des invités de l’extérieur du diocèse se font un devoir d’être présents.

Saint François de Sales

Vision de Dieu


Il insiste sur la miséricorde de Dieu, sa bonté, son amour. Et il est moins sensible à la justice, à la colère et à la puissance de Dieu. Il prône une attitude de confiance en Dieu plutôt que la peur et la crainte.


Il insiste sur l'aspect de gratuité de l'amour de Dieu qui nous aime sans mérite de notre part. Il va tout centrer là-dessus. L'amour de Dieu qui nous prévient, qui est premier.


Il va sans cesse maintenir que c'est l'intention de charité (d'amour) qui anime nos actions, qui leur donne toute leur valeur. Pas d'ascèse pour l'ascèse, pas de pratiques pour les pratiques, mais ascèse et exercices animés d'une intention qui leur donne toute leur valeur. Pris en eux-mêmes, dira-t-il, les exercices et les pratiques de toutes sortes n'ont aucune valeur.



Vision de l'homme


François de Sales va être frappé par une certaine bonté naturelle de l'homme. Il est un peu dans la ligne de Jean-Jacques Rousseau, avant le temps. Il est frappé par cette capacité de faire le bien qu'il y a en tout individu, quelque soit son statut social ou ses opinions.


La sanctification des baptisés


« Introduction à la vie dévote » publiée en 1604, ouvre aux baptisés de toute condition sociale les voies de la sainteté. Il y explique en des termes nouveaux à l'époque que la boutique du cordonnier, la maison du bourgeois, la caserne du soldat peuvent être le lieu d'une authentique sanctification dans l'accomplissement joyeux des devoirs envers Dieu et le prochain, et du devoir d'état, qui est une expression de la volonté de Dieu. C'était nouveau pour l’époque. « Avec François de Sales, la spiritualité sort des cloîtres » (Henri Brémond). Au XVIIe siècle, la sainteté était le privilège des religieux, des moines et des moniales. À ceux du monde, on prêchait qu'il suffisait de pratiquer la religion.

L'homme de contact


On lui reprochait de perdre son temps : un évêque qui prend du temps à écouter des gens raconter leurs misères ou leurs aspirations était un exercice futile. Mais lui considérait comme un de ses devoirs d'évêque de garder contact avec les personnes. Il a beaucoup influencé les évêques de la Réforme.

Patron des journalistes et des écrivains


François de Sales innova dans la diffusion de l'idéologie catholique en faisant appel à l'imprimerie pour éditer des textes. Il les placarda dans de nombreux endroits publics. Ces publications imprimées de façon périodique sont considérées aujourd'hui comme formant l'un des premiers journaux catholiques au monde. François de Sales est par conséquent devenu le saint patron des journalistes et des écrivains en 1923.

Pour plus d’information sur la spiritualité de François de Sales

Homme d’ouverture


François de Sales avait de l'admiration pour la qualité morale et spirituelle des calvinistes. Les calvinistes ou réformés avaient une grande austérité, des temples très dépouillés, une honnêteté de vie très sérieuse. François de Sales admirait en eux le sens du divin et le respect vis-à-vis de Dieu.

Il avait saisi que le défi lancé aux catholiques par les calvinistes est avant tout d'ordre spirituel et de l'ordre de la pratique de la vie chrétienne. Il va convier les catholiques à une vie chrétienne prise au sérieux.

Chapelle Bienheureux-François-de-Laval

De Laval, Molière, Descartes et les autres

Domaine Maizerets

François de Laval à l’Hôtel du parlement de Québec

François de Laval et l’Immaculée-Conception

François de Laval et le doigt de sainte Anne

François de Laval et le Séminaire de Québec

François de Laval et Michel Sarrazin

François de Laval et Vincent de Paul

François de Laval, enfant de la patrie

François de Laval, meunier

François de Laval, un homme timbré ?

François de Sales et le Séminaire de Québec

François et le Patro Laval

François et le Rocher-Percé

François et le Sacrifice d’Abraham

François et ses successeurs

Habitudes et inventions du temps de François

Ville Laval